C'est la rentrée

Ancien et nouveau monde....où en sont-ils ?

8 septembre 2018

Septembre 2018


 


Avant de faire le point sur les questions concernant particulièrement les français de l'étranger -FDE - (voir rubrique "conseillers consulaires" - il est difficile de ne pas évoquer l'état du débat politique en France, vu du territoire national. Chute de la popularité du président Macron et dans une moindre mesure de son premier ministre ; remaniement ministériel qui ne sera pas le séisme annoncé par certains mais au contraire, peut-être, le début d'une véritable prise de conscience de l'urgence de mettre au coeur de la politique " l'Ecologie" ; les séquelles de l'Affaire Benalla à l'issue encore incertaine ; la reprise parlementaire avec en ligne de mire des dossiers "lourds" - réforme de l'assurance chômage, les retraites, le plan pauvreté. Sans oublier le bouclage du budget rendu délicat par le fait d'une croissance plus faible que prévu. 


Quelles leçons le président de la république compte-t-il tirer des difficultés accumulées ces derniers mois pour réaliser le "en même temps" du nouveau monde annoncé durant sa campagne et qui a fait le succès de son élection ? Il ne doit pas oublier que les nombreux électeurs venus du PS sont pour une sociale-démocratie du XXI ème siècle que la ligne directrice du PS ne veut pas assumer, pas plus aujourd'hui qu'hier. Il ne faudrait pas que la majorité LaREM transforme sa jambe gauche en jambe de bois !


Les dernières mesures annoncées semblent indiquer une volonté de recentrage qu'il faut accentuer par des mesures fortes en les expliquant à ceux des français qui seront appelés à faire plus de sacrifices.Car la croissance économique étant inférieures à ce qui était attendu pour financer les réformes annoncées il faudra convaincre les classes sociales aisées et moyennes d'accepter un réel effort. Car les coupes budgétaires annoncées ont leurs limites et risquent d'aggraver la situation des plus défavorisés.


C'est risqué, mais il n' y a pas d'autre voie que celle de la cohérence et du courage pour mettre en oeuvre le programme sur lequel le président Macron a été élu. Quitte à prendre le risque de se mettre en difficulté en 2022! On ne pourra pas lui reprocher d'avoir voulu mettre en oeuvre les réformes annoncées lors de sa campagne et que ses prédécesseurs depuis plus de trente ans n'ont pas voulu mettre en oeuvre pour faire reculer le chômage, réduire les déficits et la dette, moderniser notre système d'aides sociales et la retraite entre autres. 


 


C'est à ce niveau de propositions que se jauge le sérieux des critiques des oppositons politiques. Autant dire qu'il n' y a pas de débat politique digne de notre démocratie en France. Les oppositions, faute de propositions argumentées et constructives, se réfugient dans la caricature, la posture, la stratégie politique qui les fait glisser vers le populisme. Les vaincus de 2017, en campagne permanente, n'arrivent pas à se défaire de leur costume de "candidats", convaincus en fait de l'illégitimité du président Macron. C'est le filtre de lecture de leurs commentaires et de leurs attaques parfois puériles. Et il ne faudrait pas que le président et sa majorité ne se laissent entraîner sur un terrain glissant et dangereux.


 


La prochaine campagne électorale des européennes risque de remettre en cause ce schéma. Le choix crucial du "pour ou contre" l'Union Européenne obligera les uns et les autres à clairement choisir leur camp. Voter contre l'U.E. c'est voter contre la France !  Et si le printemps 2019 se révélait plus favorable à la Réforme ? Ce quinquennat n'est pas encore joué ; l'avenir de notre pays reste incertain. L'échec de la Réforme sera, en 2022, la porte ouverte aux aventures extrémistes.