L'Europe

les élections européennes de 2019

19 septembre 2018

Ces élections sont le grand enjeu des mois à venir et elles aussi mériteraient d'avoir une approche moderne et visionnaire. Cette fois le scrutin étant national les électeurs n'auront à choisir qu'une des listes en compétition. Donc pas de rattachement à une région. Je m'interroge toujours sur l'intérêt de ce scrutin pour la très grande majorité des FDE dont la participation se situe entre 7 et 10%. Est-ce bien "démocratique" d'organiser à l'étranger ce type d'élection qui ne concerne en fait que les citoyens vivant dans un pays de l'UE...et dont la participation n'est pas massive ? Je pense que ce scrutin ne devrait concerner que les français vivant dans l'UE et que l'on devrait envisager qu'un quota de sièges sur les 751 députés européens serait réservé (par exemple 45) aux citoyens de l'UE vivant dans un autre pays de l'U.E. Ces citoyens, constituant un électorat transnational, constitueraient des listes transnationales avec scrutin à la proportionnelle. Ainsi au parlement européen on aurait, dans notre exemple, 45 députés préfigurant, ce qui semble se dessiner déjà, une élection transnationnale, véritable ciment de la citoyenneté européenne.


 


Dans ce contexte alors, comment affirmer encore que les français résidant dans un pays de l'U.E. sont "étrangers" à ce pays ? Il devient urgent de reconsidérer le statut de ces français et par conséquence celui des citoyens membres d'un pays de l'U.E. qui vivent parmi nous en France, sur le plan institutionnel, de la fiscalité, de la protection sociale, du Droit civil etc... Autant de sujets qui les différencient fondamentalement des expatriés à travers le monde, hors communauté européenne. Bien sûr le problème des établissements scolaires n'échappe pas à cette règle. Finis les lycées français à Rome, Berlin, Madrid etc...pour laisser place à des établissements nationaux où le bilinguisme est la règle générale et pour commencer en France ! C'est cela l'Europe de demain vers laquelle il faut tendre dès maintenant.


Cette nouvelle approche favorisera le redéploiement de nos offres scolaires vers les pays du reste du monde où vivent d'importantes communautés françaises, en s'appuyant sur les structures locales autant que possible. Elle permettra aussi à la France de maintenir, voire d'accentuer, son effort financier en des temps où les contraintes budgétaires nécessitent des choix.