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réformes...réformes !

18 septembre 2018

La réforme constitutionnelle :


Repoussée...pour mieux rebondir ? Ce report est finalement une bonne opportunité pour demander au législateur, si cela n'a pas été prévu, d'inscrire dans la constitution les Droits et Devoirs des français de l'étranger pour ce XXIème siècle. Il devient urgent en 2018 de prendre en compte les modifications profondes constatées depuis deux ou trois décennies dans le statut de "français de l'étranger". Mais aussi d'anticiper sur les mutations déjà perceptibles pour les temps à venir. Par exemple, ne serait-il pas temps de considérer que les français qui résident dans un pays de l'U.E. ne soient plus considérés comme des "français de l'étranger"? (voir article "élections européennes"). Qui peut encore croire que vivre à Madagascar ou en Afrique c'est comme vivre à Berlin, Rome ou Madrid ?


 


La réduction du nombre de parlementaires :


Rien d'officiel encore. L'information qui a circulé serait la réduction à 6 députés et 6 sénateurs pour les FDE ! Curieuse cuisine qui prouverait, si elle se confirme, que l'ancien monde résiste bien et que les petits arrangements entre le gouvernement et le sénat seraient toujours de mise. Et pourtant n'a -t-on pas entendu des parlementaires L.R. proposer de supprimer les 12 sénateurs des FDE et récupérer ces sièges pour les reporter sur la métropole ?


Quelle nécessité institutionnelle ou politique peut justifier la double représentation parlementaire des FDE ? Rien de sérieux, si ce n'est la résistance à la Réforme et la confusion entre égalité citoyenne et égalitarisme. Ne vaudrait-il pas mieux avoir 12 députés élus à la proportionnelle avec un scrutin de liste  qui limiterait les candidatures fantaisistes ou aventureuses et, peut-être un jour, finirait par convaincre les français de l'étranger à se rendre aux urnes ( participation de 2012 et 2017 entre 10 et 20%) ? Le conservatisme des élus de l'AFE s'entend bien avec celui du sénat. A ce propos, on peut espérer que la prochaine réunion de l'AFE à Paris, début octobre, permettra au gouvernement de nous dire quel avenir est réservé à l'AFE : abandon, transformation...? Là aussi il est à craindre que la coalition des conservateurs ne cherche à "négocier" avec le gouvernement au détriment des intérêts des conseillers consulaires condamnés à rester des mineurs.